SEJOUR DU PRESIDENT DU FASO EN FRANCE : HONNEURS MILITAIRES AUX INVALIDES

 

(Paris, 13 avril 2017) Au premier jour de son voyage officiel en France, Roch Marc Christian Kaboré a reçu les honneurs officiels ce jeudi 13 avril, à l’Hôtel national des Invalides à Paris.

Construit sous Louis XIV, Roi de France, ce domaine militaire abrite le tombeau de Napoléon Bonaparte. Hôpital militaire, recevant justement les invalides blessés sur le champ de bataille, les Invalides accueillent actuellement, selon le Général Pierre Grégo, Gouverneur militaire adjoint de Paris, « 85 pensionnaires dont les plus anciens sont des anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale, et les plus jeunes, des soldats blessés dans les théâtres d’opération actuels, notamment en Afrique ».

Mais au-delà d’être un centre de santé de référence, l’Hôtel national des Invalides est un haut lieu symbolique, où la République française rend les honneurs aux hôtes de marque, selon ses traditions. Le prestige des Invalides tient à son passé et à la qualité surtout des hommes qui l’ont incarné.
Pour rendre les honneurs, il est de tradition que ce soit à la fois le politique et le militaire qui s’associent. Côté politique, représentant le gouvernement français, aux Invalides, en cette matinée du 13 avril, le Ministre de l’Aménagement du Territoire, Jean Michel Baylet ; côté militaire, le général Grégo représente le gouverneur militaire de Paris.

Trois sections, la musique militaire, le porte-drapeau, le tout appartenant à la garde Républicaine, sont en place, quand sur les coups de 9H30, Roch Marc Christian Kaboré foule les pavés de ce lieu empreint de sacralité.

Au son des roulements de tambours, le Président du Faso avance vers le porte-drapeau, au fond de la cour. Puis, tonne le Ditanyè. Dans les rangs du reste de la délégation, les regards sont fixes, empreints de fierté. Torses bombés, Jean-Claude Bouda, Alpha Barry, Alain Ilboudo… ont le visage radieux. Au loin, devant le drapeau, dominant d’une tête l’aéropage, Roch Marc Christian Kaboré, qui étrenne un danfani bleu marine dont la majesté se le dispute à la tenue de cérémonie de la garde d’honneur.

A la suite du Ditanyè, la garde entonne la Marseillaise, puis le Président du Faso passe les troupes en revue, qui défileront devant lui, au son de la fanfare. Quand les troupes finissent le défilé, selon le cérémonial militaire, le commandant revient, face au Président du Faso, pour signifier que tout a été bien exécuté, en ces termes : « Monsieur le Président, les honneurs militaires vous ont été rendus par un détachement composé…Les troupes sont placées sous le commandement du Chef d’escadron… »

Puis, Roch Marc Christian Kaboré présente l’ensemble de sa délégation au représentant du gouvernement français.

Avant que le cortège ne s’ébranle, Alpha Barry explique comment dans le protocole français, les subtilités de leurs traditions distinguent les visites d’amitié et de travail, les visites officielles, les visites d’Etat… toutes valant leur pesant de symboles et de considérations dans une dynamique bien complexe.